| COQUILLAY Préface |
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La beauté chez Coquillay possède une dimension miraculeuse... Ces instants de bonheur, de grâce, d'élégance et de pureté qui sont le privilège de l'adolescence, Coquillay a le pouvoir de les figer à jamais. Il fixe l'instantané de la vie pour l'éternité. Traduisant dans le métal la flamme vive, Coquillay efface l'insupportable précarité de la chair.
Coquillay a d'abord fait le tour des grands sculpteurs modernes. Il les possède entièrement pour devenir lui-même. On pense à la cohorte de ceux qui ont fait que le XXème siècle est exclusivement français avec les Wlerick, Despiau, Maillol, Bourdelle, Janniot, Belmondo...
Coquillay est dans leur lignée. Au détour d'une sculpture, apparaissent mille références au monde de la sculpture française, la seule qui sache allier forme et sentiment.
Son métier est immense. Il rajeunit les forts modèles issus du cubisme en leur donnant la légèreté des Twiggy de fin de siècle. Son travail direct du plâtre lui permet une concision, une épure qui se prêtent parfaitement à la traduction d'une élégance, d'une grâce altière et harmonieuse... A peine nubiles, les jeunes filles de Coquillay s'apprêtent à bondir et à vivre. Elles découvrent leur corps dont s'empare Coquillay. Jamais l'âme du corps, si elle existe, ne s'incarne mieux que dans l'œuvre de cet artiste.
Hugues de la Touche
Conservateur des Musées de Menton
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